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Les Promenades d'Erin

Les films de Décembre

27 Décembre 2019, 08:21am

Publié par Erin

Et puis nous danserons, de Levan Akin

Merab est danseur en apprentissage au sein de l'ensemble national Géorgien, qui enseigne la danse traditionnelle. Un jour, le jeune Irakli débarque en cours. Il est excellent danseur, et va vite devenir le rival de Merab, mais aussi un objet de désir...

L'histoire est simple, mais les comédiens qui la portent sont très justes et mettent en avant des personnages forts. Ce film est aussi l'occasion de découvrir une partie de la culture Géorgienne, au travers de la danse. Les corps sont souples, musclés, gracieux, mais en souffrance aussi... Comme les personnages traversés par leurs émotions. C'est émouvant et bien filmé, esthétiquement réussi. Par ailleurs, la musique (des cours de danse, des fêtes...) est superbe. Et puis nous danserons et le premier long-métrage LGBTQ à sortir en Géorgie. Il donne à penser que les mentalités bougent et c'est une joie qu'une perle comme celle-ci arrive jusqu' à nous.

Irakli et Merab (Bachi Valishvili et Levan Gelbakhiani)

 

Gloria Mundi, de Robert Guédiguian

C'est une histoire de famille. Il y a Sylvie, séparée de Daniel par la prison, qui a épousé Richard en seconde noce. Ensemble, ils ont élevés Mathilda, la fille aînée de Sylvie et Daniel. Mathilda a grandi, a épousé Nicolas et à mis au monde la petite Gloria. Daniel sort de prison et se retrouve donc grand-père, cherchant avec sa petite fille a rattraper le temps qu'il n'a pas eu avec sa propre fille. Et puis au milieu de tout ça, il y a la misère, de laquelle chacun cherche à sortir, du mieux qu'il peut...

Beau casting: Jean-Pierre Daroussin, Anaïs Demoustier, Robinson Stevenin, Lola Neymark et Grégoire Leprince-Ringuet... Ces deux derniers nous servent deux portraits d'égoïstes comme je n'en avais pas croisé depuis longtemps sur grand écran. Au bout de dix minutes, on aurait comme une envie qu'il leur arrive des broutilles...C'est parfois un peu long et un peu trop démonstratif. On ne sait pas trop où ça nous mène de regarder tout ce petit monde galérer, se prendre la tête, et puis en fin de compte, on finit par comprendre. Mais pour ça, il faut attendre la fin de l'histoire, qui nous rappelle qu'au cinéma, il y a une justice qui nous appartient et que c'est pour ça qu'on aime ça. Ceci étant dit, Gloria Mundi est probablement le plus sombre de tous les films de Robert Guédiguian que j'ai visionné jusqu'à présent. Très ancré dans son époque, ce qui donne à réfléchir...

 

Notre dame, de Valérie Donzelli

Maud Crayon (non, ce n'est pas une blague), architecte de son état, remporte à l'insu de son plein gré le concours de réaménagement du parvis de Notre Dame. Elle mène de front son projet professionnel, l'éducation de ses deux enfants et une vie sentimentale complexe. Cette dernière se complique un peu plus encore lorsque son amour de jeunesse Bacchus Renard (là non plus ce n'est pas une blague), refait surface...

Pour ce cinquième long-métrage, (après entre autres, La guerre est déclarée, Main dans la main et Marguerite et Julien) on  retrouve les caractéristiques typiques des films de Valérie Donzelli. On y parle d'amour (quoi de plus important ?) mais avec beaucoup d'humour et de loufoquerie, une pincée d'onirisme (Mary Poppins n'est pas très loin), quelques couleurs pétantes, de l'énergie et un zeste de tendresse. Les blagues s'enchaînent à coup de dialogues réussis et de situations surréalistes, portées par des comédiens (Valérie Donzelli elle-même, mais aussi Pierre Deladonchamps ou encore Claude Perron) très crédibles. On en ressort avec la banane et du baume au coeur.

 

Nos années folles, d'André Téchiné (2017)

Paul et Louise sont très amoureux. Mais la première guerre mondiale s'interpose dans cette relation et Paul est contraint de rejoindre le front. Fondamentalement inintéressé par le combat, il profite d'une légère blessure au doigt pour déserter et retrouve Louise, qui décide de le cacher... Afin de pouvoir sortir sans prendre trop de risques, Paul se travestit et devient Suzanne. Cette transformation physique va lui permettre de se révéler à lui-même et d'entrer dans des univers qu'il ne connaissait pas.

Adapté du récit biographique La Garçonne et l'Assassin de Fabrice Virgili et Danièle Voldman, Nos années folles retrace en effet l'histoire atypique de ce couple prêt à tout pour ne pas être séparé, contraint à une évolution particulière. C'est bien filmé et très bien interprété par les deux comédiens principaux, Pierre Deladonchamps et Céline Salette. C'est beau, intense et intéressant du point de vue historique. La bande originale m'a permis de découvrir que Nobody Knows You When You're Down And Out n'est pas une composition d'Eric Clapton, mais un standard de blues datant de 1923, et m'a donné l'occasion d'entendre une très belle version du traditionnel Auprès de ma blonde, par Olivia Chaney. Tout doux pour les oreilles.

Louise et Suzanne

8 femmes, de François Ozon (2002)

Dans les années 1950, huit femmes se retrouvent dans une même maison alors qu'un homme est assassiné. Les conditions météorologiques empêchant toute venue de l'extérieur, l'assassin se trouve forcément parmi elles... Elles vont discuter, se méfier les unes des autres et enquêter afin de confondre la meurtrière.

En cette période de Noël, c'est une joie pour moi que de revoir ce cluedo géant (que j'avais découvert à sa sortie) super esthétique. Les costumes et les décors d'intérieur sont parfaits, aussi colorés que la neige est blanche à l'extérieur de la maison. La lumière est joliment maîtrisée, offrant au spectateur des portraits de femmes très délicats qui les mettent fortement en valeur. C'est sans compter la qualité de jeu des comédiennes, (le casting est aussi juste que varié, allant de Ludivine Sagnier à Isabelle Huppert en passant par Fanny Ardant ou encore Catherine Deneuve) toutes aussi crédibles les unes que les autres, chacune dans leur registre.

Et puis il y a l'ambiance, qui se situe alternativement entre la comédie, le polar, la tragédie et la comédie musicale. Car chaque personnage féminin à sa chanson (toutes les comédiennes chantent pour de vrai) pour le plus grand plaisir du spectateur, qui voyage allègrement dans la variété française, allant de Sheila à Marie Laforêt en passant par Françoise Hardy... Le meilleur étant selon moi Il n'y a pas d'amour heureux, de Brassens, interprété par Danielle Darieux. Un classique contemporain.

De gauche à droite: Ludivine Sagnier, Virginie Ledoyen, Catherine Deneuve, Danielle Darieux, Isabelle Huppert, Firmine Richard et Emmanuelle Béart

 

Extrait de "8 femmes", Virginie Ledoyen interprète "Mon amour, mon ami", de Marie Laforêt

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Ca sent le sapin...

20 Décembre 2019, 08:46am

Publié par Erin

Ca sent le sapin...

Pour accompagner la lecture de cet article...

Dans cinq jours c'est Noël ! Personnellement, je ne suis pas des plus enthousiastes à cette idée. Je n'aime pas trop les rituels obligatoires. En revanche, j'apprécie fortement la régression que permet l'ambiance noëlistique. Par conséquent, je vous propose de faire un petit tour d'horizon des chouettes trucs à lire, à écouter et à regarder pour se sentir à l'aise pendant ce passage obligé des fêtes occidentales.

Pour les lectures au coin du feu: tous les ans, je lis ou relis un ou plusieurs Contes de Noël, de Charles Dickens. Y a tout ce qu'il faut dedans: les gens pauvres galèrent dans le froid, pour mieux se réchauffer dans la douceur d'un foyer en chantant des chansons (Le grillon du foyer), l'esprit de Noël qui frappe les égoïstes pour mieux les rendre altruistes (Scrooge dans Un chant de Noël)... Bref, tous les ingrédients sont présents pour se sentir bien, amenés par le joli style de Dickens. Si vous aimez les classiques littéraires et que la joie de Noël vous anime, ce recueil de cinq contes est pour vous.

Dans le genre classique également, Les quatre filles du Docteur March de Louisa May Alcott me met en joie régulièrement. Une famille très soudée, quatre soeurs aux caractères bien trempés qui cherchent chacune à s'accomplir, une mère qui les soutient dans leur démarche tout en attendant le retour de son mari parti à la guerre... En dehors du féminisme très présent dans cette histoire, qui en fait une oeuvre importante, Les quatre fille du Docteur March c'est aussi la chaleur d'une famille unie, des histoires d'amitié très fortes et la douceur d'un foyer, toujours présente, même dans l'adversité. Cette histoire a fait l'objet de nombreuses adaptations cinématographiques (la prochaine est prévue pour janvier 2020) et la meilleure selon moi date de 1994, par Gillian Anderson, avec Winona Rider, Claire Danes et Christian Bale, entres autres.

Côté cinéma, je vous propose un petit florilège. Noël ne serait pas Noël sans les dessins animés ! Personnellement j'apprécie particulièrement de régresser devant des vieux Disney genre Peter Pan, La Belle et la Bête, Les Aristochats, Merlin l'Enchanteur, Mary Poppins... J'adore la désuétude et la confortable nostalgie dans lesquelles ils me plongent. Quoi de mieux pour Noël que ces univers joyeux, festifs et oniriques où les bateaux volent, les animaux parlent et les chambres se rangent toutes seules ?

Mais il y a aussi de très bons dessins animés en dehors de Disney. J'ai eu un petit coup de coeur pour cette formidable histoire d'amitié entre un ours et une souris, à savoir: Ernest et Célestine (2012). Les dessins sont superbes, l'histoire est trop mignonne, c'est petit (80 minutes), mais super efficace. Pour les abonnés à Netflix, Klaus est sorti il y a peu. De chouettes dessins là aussi et une histoire de postier inventeur de Noël dans une ville construite sur des querelles ancestrales, pour le moins originale.

Ernest et Célestine (2012)

En bonne fan d'Harry Potter qui se respecte, j'adore me replonger dans les deux premiers films, qui à mes yeux sont les plus réussis. Noël n'est bien entendu pas la centralité de l'histoire, mais les fêtes là-dedans donnent juste envie d'y être... Et puis, il y a L'étrange Noël de Monsieur Jack, (d'Henry Selick, 1993) qui se regarde autant pour Noël que pour Halloween... Et il y a bien sûr l'adaptation de Charlie et la chocolaterie par Tim Burton (2005), où les confiseries et le chocolat sont un appel à se vautrer dedans pour passer les fêtes.

L'étrange Nöel de Monsieur Jack (1993)

Si comme moi vous n'êtes pas trop branché chants de Noël traditionnels, mais que vous avez envie de vous détendre en musique pour le réveillon, je vous invite à écouter du jazz. Mais pas n'importe lequel...

Il y a les compilations et en particulier celles de la Motown, (en plusieurs volumes) sobrement intitulée: The Best of Motown Christmas. Dessus, Marvin Gaye, Diana Ross ou encore Stevie Wonder revisitent les chants de Noël... C'est tout de suite plus funky d'entendre les Jackson Five entonner Have yourself A merry Little Christmas, plutôt que de se taper les arrangements ringards de comptines ridicules sur un vieux disque sorti de derrière les fagots.

Dans la même veine, Wynton Marsalis a sorti Christmas Jazz Jam en 2014. Trompettiste de la Nouvelle-Orléans, il revisite les classiques de Noël avec son instrument. C'est brut mais délicat, ça sonne un peu suranné, ça swingue carrément et ça nous transporte à la Nouvelle-Orléans pour les fêtes. Joie.

Sur ce, je retourne à ma couette et à mon chocolat chaud ! J'espère que cette petite liste peut s'avérer vous être utile. Passez de bonne fêtes de fin d'année et n' hésitez pas à partager en commentaires quels sont les livres, films et musiques avec lesquels vous traversez cette période !

"What Christmas means to me" par Stevie Wonder

"Jingle Bells" par Wynton Marsalis

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120 battements par minutes, de Robin Campillo (2017)

13 Décembre 2019, 22:44pm

Publié par Erin

120 battements par minutes, de Robin Campillo (2017)

En France, au début des années 1990. Le SIDA tue des milliers de personnes, très rapidement (environ trois victimes par jour). L'association Act-Up Paris mène des actions politiques spectaculaires pour éveiller les consciences, bousculer le gouvernement, qui selon elle n'agit pas comme il le faudrait pour enrayer l'épidémie et protéger les malades. Nathan est séro-négatif et nouvel adhérant à Act-Up. Sean est séro-positif et activiste depuis longtemps, pris dans l'urgence de sa maladie. Ces deux personnages vont s'aimer, au milieu des différentes actions et réunions politiques en essayant de surmonter les obstacles semés par le SIDA.

En vrai, j'avais vu le film à sa sortie en 2017. Mais à l'époque, je n'avais pas de blog pour en faire la critique. Alors quand le ciné-club de chez moi m'a donné l'opportunité de revoir ce film sur grand écran à l'occasion de la journée mondiale contre le SIDA, je ne me suis pas faite prier.

C'est un film extraordinaire pour plein de raisons différentes. D'abord parce que Robin Campillo a fait parti d'Act-Up durant ces "années SIDA". En conséquence, le film bien qu'il soit une fiction, est construit comme une documentaire et nous offre une point de vue unique sur la manière dont l'association fonctionne et sur cette époque. Du coup, si comme moi, vous n'étiez pas politiquement très actifs durant cette période, c'est un témoignage important.

En dehors de cela, cette belle histoire est portée par d'excellents comédiens (notamment Nahuel Perez Biscayart, Arnaud Valois et Adèle Haenel entre autres) habités par leurs personnages et par l'urgence vitale dans laquelle ils se trouvent. Les scènes de réunions hebdomadaires d'Act-Up sont très bien filmées, le bordel ambiant n'en est pas vraiment un... Chacun s'exprime et s'écoute, poussant le spectateur à suivre les débats comme s'il y était.

La force de ce film c'est qu'on s'attache aux personnages comme s'ils étaient nos proches, on veut rester avec eux même longtemps après la fin de l'histoire. Malgré la mort qui les frappe régulièrement, ils sont dans l'urgence de leur propre vie, ont une énergie extraordinaire, qui empêche le film de tomber dans un pathos déplacé. Les militants d'Act-Up n'ont pas le temps d'être tristes. Ils transforment leur colère en énergie créatrice pour faire entendre leurs idées. De "l'opération Cicéron" (ou l'encapotage de l'obélisque de la Concorde) aux "die-in" intenses dans les rues de Paris, nous suivons cette bande de gens déterminés qui dansent comme des forcenés en boîte de nuit, pour relâcher la pression et oublier un instant que leur vie est une galère.

Depuis 1996 et l'arrivée des trithérapies, les traitements contre le VIH évoluent et c'est aussi grâce à Act-Up et à ses militants. Aujourd'hui on vit plus longtemps avec le VIH que dans les années 1990 et c'est tant mieux. Mais c'est encore loin d'être gagné. Seulement si on l'avait oublié, 120 battements par minutes nous remet les idées en place.

Comme le disait Arnaud Rebotini (compositeur de la musique du film) lors de la remise de son césar il y a deux ans: "le SIDA n'est pas qu'un film"... Alors mettons des préservatifs, faisons-nous dépister régulièrement et luttons contre la banalisation de ce fléau.

 

Cet article est dédié à Ludovic Bouchet, décédé en novembre 2019.

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Un soir à Paris: GUAPPECARTO au Café de la danse

6 Décembre 2019, 08:43am

Publié par Erin

Un soir à Paris: GUAPPECARTO au Café de la danse

C'était le 26 novembre 2019. Pour faire court, on m'avait chaudement recommandé ce groupe, dont le dernier album intitulé Sambol: Amore migrante venait de sortir, le 15 novembre dernier. J'ai pris mon sac, mon anorak et j'ai filé à Paris.

Devant le Café de la danse, il y avait de la lumière et du monde. Je suis entrée. C'est une belle salle, avec des gradins, une scène spacieuse, pas trop haute et un mur du fond en pierre, qui rend l'endroit très chaleureux. Un peu comme ce quintet Italien que je m'apprête à voir en concert alors que je ne les connais absolument pas. (Amis à mobilité réduite, si un jour vous voulez vous y rendre, l'allée qui mène à la salle est pavée sans bonnes intentions. Il y a une belle marche à l'entrée mais l'intérieur de la salle est accessible.)

Ils sont très élégants: chemise blanche, gilets et chapeaux (melon, haut-de-forme, gavroche). Ils jouent de la contrebasse, des guitares, de l'accordéon, des percussions et du violon. Avec ça, ils nous renvoient au temps des bals populaires (feux d'artifices et flonflons) en balançant un mélange de musique aux sonorités manouches, klezmer, slaves... Ils ont l'air de doux dingues sortis tout droit d'une époque révolue, de caïds de cinéma, assumant entièrement leur singularité et leur style. Ce qui les rend finalement très actuels.

Les ambiances diffèrent, tantôt très mélancoliques ou très festives. (comme dans la plupart des musiques traditionnelles européennes, la joie est aussi intense que les pleurs que l'on verse au morceau suivant. Sinon, la musique n'a pas d'intérêt.) Leurs arrangements très originaux tranchent avec l'esthétique traditionnelle, pour donner à l'ensemble une grande modernité. On y entend du rock, un peu d'électro ou du jazz. Décapé, qu'il est, le baloche. Pour ce dernier album, il se sont inspiré de l'histoire et du travail de Vladimir Sambol, compositeur inconnu d'origine croate ayant fuit son pays pendant la seconde guerre mondiale, avec ses instruments pour seuls bagages. Les GUAPPECARTO ont eu la fortune de rencontrer sa fille Mirjam, et ont suite à cette rencontre, réarrangé et réinterprété des partitions mises à leur disposition.

Au contraire de ce que suggère leur nom de groupe, GUAPPECARTO est plus qu'un bel emballage et les musiciens sont loin d'être en carton. Ils vous collent une banane d'enfer qui dure tout le long du concert, ils ont une énergie qui, une fois présente, ne les quitte plus et s'avère extrêmement communicative. Ils se sont rencontrés à Pérouse, en Italie il y a douze ans, où ils ont d'abord été musiciens de rue. Quatre albums plus tard, ils enflamment le Café de la danse à Paris. A la fin tout le monde est debout pour danser. J'en connais une qui ne regrette pas son expédition parisienne. Très belle découverte.

Ici le site internet officiel du groupe pour toutes les infos sur les albums, les concerts... Ci-dessous comme d'habitude, quelques vidéos. (D'avance pardon, mais ne vous attendez pas à voir des vidéos du concert en question. J'étais trop occupée à vivre pour prendre des images. :-) )

"Vlado" extrait du dernier album

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