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Les Promenades d'Erin

Films estivalo-vacanciers

28 Septembre 2019, 11:08am

Publié par Erin

Il est temps de vous parler films, et d'évoquer avec vous les ceux que j'ai découvert au cinéma mais aussi en DVD cet été, pendant mes vacances. De la petite comédie francophone au film historique Roumain, en passant par le grand succès Américain, j'ai fait le plein de grand écran cet été, les voici, les voilà.

Le daim, de Quentin Dupieux (2019)

C'est l'histoire de Georges qui achète un blouson en daim, avec toutes ses économies. Il adore son blouson. Mieux, il le vénère. Tant et si bien que son daim commence à lui murmurer des choses à l'oreille... qui tournent à l'obsession. Plus personne d'autre que lui n'a le droit de porter de blouson.

Amis du réalisme et de la rationalité, ce film n'est pas fait pour vous. Cette histoire est surréaliste et peut sans doute en dérouter plus d'un. Ceci étant dit, l'absurdité de toute cette situation et du ton du film occasionne de grands moments comiques. Jean Dujardin (dont je ne suivais plus la filmographie depuis un certain temps) est parfaitement crédible dans ce rôle de grand malade obsessionnel, entièrement habillé de daim. Même remarque pour Adèle Haenel, essuyeuse de verres au fond d'un café rêvant de devenir monteuse pour le cinéma, qui décide de suivre Georges dans son délire pour mieux poursuivre ses propres aspirations. Allant jusqu'à faire des réunions (à deux), pour monter des plans machiavéliques. Bref, ce film est un OVNI certes, mais un OVNI réjouissant, qui sort le spectateur de sa réalité en lui faisant un petit peu peur mais pas trop, lui permettant de prendre ses distances avec ses propres névroses. A voir, pour l'expérience.

 

La femme de mon frère, de Monia Chokri (2019)

A Montréal, Sophia et Karim vivent ensemble. Ils sont frère et soeur et ont une relation fusionnelle. Celle-ci est mise à mal lorsque Karim tombe amoureux d'Eloïse, la gynécologue de sa soeur...

Pour ceux qui se demanderaient où ils ont déjà vu le nom de Monia Chokri, la réalisatrice est aussi comédienne et a entre autres joué dans Les amours imaginaires, de Xavier Dolan (2010). Servi par un chouette casting (dont Evelyne Brochu, aperçue dans Café de flore de Jean-Marc Vallée ou dans la série Orphan Black), La femme de mon frère est un honorable premier film comique autour des relations familiales et affectives. Le ton est corrosif, les dialogues sont soignés (il y a d'ailleurs certaines similitudes avec le style de Dolan) et on y trouve quelques bonnes blagues. J'ai malgré tout quelques petits bémols (entièrement subjectifs) à émettre. La musique est un peu trop présente, et l'hystérie des disputes, voulue et justifiée par le personnage de Sophia, est un peu trop systématique à mon goût. Par ailleurs certaines scènes auraient méritées d'être raccourcies ou supprimées afin d'améliorer le rythme de l'histoire. A vouloir trop en mettre, on finit par se perdre un peu...

 

Je promets d'être sage, de Ronan Le Page (2019)

Après des années de galère dans le milieu du théâtre et un magistral pétage de plombs en pleine représentation, Franck quitte Paris pour Dijon et devient gardien de musée. Ce boulot plus calme et plus "normal" sera pour lui l'opportunité de rencontrer Sibylle, une collègue au comportement étrange, qui va l'embarquer dans une histoire invraisemblable.

En allant voir ce film, je m'attendais à une brave comédie romantique Française, agréable, mais sans grande surprise. Or de la surprise j'en ai eu car nous étions finalement assez loin de ce registre. S'il y a effectivement une intrigue romantique, elle n'est pas au coeur du film. Ce qui prime en revanche, c'est l'étrangeté des deux personnages principaux (joyeusement interprétés par Pio Marmaï et Léa Drucker) qui se voient embringués à deux dans une histoire étonnante que toute personne sensée aurait cherché à éviter. Alors du coup, on se pose plein de questions, on rit un peu et on hallucine beaucoup.

 

La la land, de Damien Chazelle (2016)

Mia, comédienne débutante, partage son temps entre des castings et son travail alimentaire de serveuse. Elle rencontre un jour Sebastian, pianiste de jazz en voie de professionnalisation. Durant quatre saisons, ces deux artistes en herbe vont vivre une relation riche en rebondissements.

Et oui, je suis à la bourre, je n'ai pas vu ce grand succès à sa sortie. Je me suis rattrapée cet été en soirée avec des copains. Il a plein de qualités: une musique réussie, une très belle esthétique (les costumes notamment, sont chouettes), et l'atmosphère générale qui s'en dégage est franchement agréable. De principe j'aime beaucoup les comédies musicales et je n'ai pas été déçue par celle-ci. En revanche, après la réussite totale qu'était à mes yeux Whiplash (du même réalisateur, sorti en 2014), je n'ai pas compris que La la land obtienne le succès qu'il a connu. Ce n'est pas un mauvais film, loin de là, mais il m'a semblé que l'engouement qu'il avait tendance à susciter est un peu disproportionné. J'ai trouvé que le scénario était un peu léger pour être porté par une esthétique aussi importante, comme si l'histoire n'était qu'un prétexte aux belles images. A mon sens un bon film se construit à l'inverse (un bon scénario d'abord servi par de belles images ensuite) et c'est dommage, car La la land est un très bel objet cinématographique. A voir au moins une fois pour en avoir plein les yeux et les oreilles.

 

Le fils de Saul, de Laszlo Nemes (2015)

En 1944 à Auschwitz, Saul fait malheureusement parti du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d’assister les nazis dans leur plan d’extermination. Travaillant dans un des crématoriums Saul découvre un jour un cadavre de jeune garçon dont les traits lui rappellent fortement son fils. Il va alors prendre tous les risques pour lui offrir une vraie sépulture.

Ames sensibles s'abstenir. Très réaliste, Le fils de Saul contient des images et une ambiance pas toujours soutenable. Ceci étant dit, le film est super bien fait, car si l'intrigue est simple, elle est construite comme un thriller qui installe un suspense intense poussant le spectateur à aller jusqu'au bout malgré la difficulté. Comme son personnage principal, finalement. Nous prenons des risques en regardant ce film jusqu'à la fin, mais nous ne pouvons pas nous empêcher de vouloir savoir si finalement les risques de Saul sont payants. Parce qu'on a envie qu'ils le soient. Parce que c'est beau, juste et important. A voir en pleine journée, avec d'autres activités sympas en perspective, pour après.

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Lectures vacancières

20 Septembre 2019, 09:27am

Publié par Erin

Lectures vacancières

Les vacances permettant de faire ce que l'on a pas le temps de faire le reste de l'année, elles sont pour moi synonyme de lecture EN MASSE. Voici donc une petite sélection de mes meilleures lectures estivales.

Garçon Manqué, par Nina Bouraoui (2000)

Nina Bouraoui raconte ici une partie de son enfance, entre l'Algérie et la Bretagne dans les années 1970. Garçon manqué parle d'une enfance qui se construit sur une double culture pas évidente à assumer compte tenu du climat politique entre la France et l'Algérie de cette époque. C'est aussi la construction identitaire d'une petite fille qui se sent différente et qui ne sait pas encore quelle est sa nature exacte.

C'est après la lecture de Tous les hommes désirent naturellement savoir (parût en 2018) que j'ai voulu lire d'autres romans de Nina Bouraoui. Et j'ai finalement trouvé beaucoup de similitudes entres ces deux livres, écrits à pratiquement vingt ans d'intervalle. Premièrement, les thèmes se rejoignent. Dans sa dernière oeuvre, il était aussi question de la difficulté d'une double culture et d'une différence identitaire difficile à assumer. (Voir l'article sur ce livre). Deuxièmement, le style d'écriture est également similaire. Les phrases sont très courtes le plus souvent, percutantes. Pourtant Nina Bouraoui n'a pas exactement écrit le même roman. La perspective change. Il est principalement question de l'enfance de l'écrivain et non plus de sa vie de jeune adulte. Par ailleurs la thématique de l'identité et de l'orientation sexuelle est souvent associée à la honte dans son dernier ouvrage. Ici, cette différence est plus remarquée par les autres que par l'enfant elle-même. Bien qu'elle commence à prendre conscience d'une différence, la petite fille qu'elle est à l'époque n'a pas une idée claire de sa nature. C'est la société qui la lui renvoie de temps à autres.

Je suis partagée. Les problématiques abordées par Nina Bouraoui m'intéressent et la manière dont elle les traite me semble originale. En revanche, les petites phrases, systématiques, ont tendance à fatiguer ma lecture. Certes elles participent de l'efficacité du rythme du roman mais elles ont aussi selon moi tendance à rendre la lecture moins fluide. Ceci étant dit, ces romans sont un coup de maître car nonobstant ce bémol stylistique, (tout à fait subjectif) Nina Bouraoui a réussi à me faire lire son livre jusqu'au bout, ce qui n'était pas gagné. L'histoire et les émotions l'emportent sur la forme, et c'est tant mieux.

Pop, par Dany Vacandare (2016)

Bob et Pop sont deux jumeaux, inattendus dans une famille déjà nombreuse. Ils sont parfaitement identiques, jusqu'aux gestes qu'ils effectuent systématiquement en même temps. Comme s'ils n'étaient qu'une seule et même personne. Comme s'ils n'avaient qu'une seule et même âme...

Si on ne m'avait pas offert ce livre, je ne l'aurais probablement pas lu. Non pas que je ne sois pas fasciné par les histoires de jumeaux, ou que je n'aime pas la littérature jeunesse (bien au contraire), mais plutôt car je m'attendais à un roman pour adultes. Passé la simplicité du style prévu pour un public de douze ans minimum, l'histoire vaut le coup et l'onirisme qui s'en dégage est très agréable. L'univers de l'auteur et la poésie utilisée pour aborder des thèmes difficiles aident à prendre de la distance. Une belle histoire, racontée tout en délicatesse.

Le restaurant de l'amour retrouvé, par OGAWA Ito (2008)

En vrai gentleman qu'il est, le petit ami de Rinko décide un jour de la quitter sans la prévenir, sans laisser d'adresse et en prenant soin d'entièrement vider leur appartement. Choquée, Rinko en perd sa voix. N'ayant plus rien à faire à Tokyo, elle décide de retourner dans son village natal, auprès de sa mère qu'elle n'a pas vu depuis dix ans et avec qui les relations sont un peu tendues. Sa grand-mère lui ayant transmis un goût et un savoir-faire pour la cuisine, elle décide une fois sur place de monter seule un restaurant. Pas besoin de parler pour cuisiner ! Une fois ouvert, les clients qui s'y présentent sont convaincus que la nourriture que sert Rinko leur est bénéfique. Elle propose alors une formule spécifique: elle cuisinera pour ses clients après un entretien préalable, de façon à leur faire le plus de bien possible...

Ce livre est le premier roman de OGAWA Ito. Il fonctionne un peu de la même manière que La papeterie Tsubaki, sorti en 2018. Là où la papeterie devenait le centre névralgique d'une communauté et la calligraphie le moyen de rendre service, ici le restaurant rassemble et la cuisine fait du bien. On retrouve également le personnage de l'ancêtre qui transmet son savoir faire au personnage principal dans le but qu'il passe aux autres des ondes positives. C'est un livre qui donne faim (la description de la nourriture préparée et les scènes de cuisine donnent littéralement l'eau à la bouche) et qui respire la bienveillance et la zenitude. A lire sans modération.

Pauline, par George Sand (1839)

Pauline et Laurence se sont connues quand elles étaient jeunes alors qu'elles étaient au couvent. Après s'être perdues de vue pendant des années, elles se retrouvent par hasard alors que Laurence, devenue comédienne, est en tournée en province. Pauline elle, s'est dédiée à une existence sobre et silencieuse, prenant soin de sa mère aveugle et acariâtre. A la mort de cette dernière, Pauline rejoint Laurence pour vivre à Paris. Vont découler de ce changement de vie des événements et des rencontres qui mettront à rude épreuve l'amitié des deux femmes que deux univers séparent.

Rien de tel qu'un petit classique pour nous remettre les pendules à l'heure. Lors de chaque passage par Nohant (ici le récit de mon dernier pèlerinage en date), je mets un point d'honneur à lire un roman de George Sand. Fort heureusement pour moi, son oeuvre est grande (la dame a écrit deux livres par année pendant presque cinquante ans) et il y a toujours du choix. Comme pour beaucoup d'écrivains très prolifiques il est parfois difficile de tout aimer. Son roman Elle et lui, (inspirée de son aventure avec Alfred de Musset) m'avait plutôt laissée indifférente. Pauline en revanche, est petit mais efficace. L'intrigue est très simple, mais les descriptions des personnages et leur psychologie sont si fines que cela suffit à captiver. On a pitié de Pauline que l'on déteste au chapitre suivant, on admire la droiture de Laurence tandis que Montgenays (personnage secondaire mais non sans importance) est méprisable au plus haut point et ce, dès les premières lignes de son apparition. Il se joue dans ces pages la vie des gens, leurs grandeurs et leurs bassesses qui nous intriguent comme devant une série télévisée franchement bien tournée. Classique certes, mais ô combien ravissant.

Au-revoir là-haut, par Pierre Lemaître (2013)

Albert et Edouard sont soldats en 1918. Lors d'une ultime attaque avant l'armistice, le second sauve le premier et se retrouve avec de salles blessures, dont un trou en plein milieu du visage... A la démobilisation, l'Etat Français si fier de ses héros à bien du mal à réinsérer ceux qui sont allés en première ligne pour lui. Albert galère, de boulots pourris en boulot pourris, tandis qu'Edouard sait qu'il ne pourra plus jamais vivre comme avant et noie sa douleur physique ainsi que son désespoir dans la morphine. La morosité cesse quand un concours de création de monuments aux morts est lancé: Edouard y voit l'opportunité d'une arnaque gigantesque, où il prendrait sa revanche sur cette société hypocrite qui s'empresse d'oublier ceux qui se sont battus pour elle. C'est aussi l'occasion pour chacun des deux hommes de changer de vie...

Attention, chef-d'oeuvre. Intrigue bien tournée et originale, personnages aux petits oignons, style impeccable. En quelques lignes l'écrivain brosse des personnages aux traits précis que l'on imaginent immédiatement. Si le sujet est assez grave en théorie, on l'oublie presque, tant le ton est drôle et corrosif. Le rythme est soutenu, plein de rebondissements, qui font de ce livre un vrai roman d'aventures. Il se lit vite, se dévore même. Victime de son succès, il a fait l'objet d'une adaptation cinématographique en 2017. (De et avec Albert Dupontel). Si celle-ci est assez fidèle et respectueuse du récit original (Pierre Lemaître a participé à l'élaboration du scénario), il manque un élément crucial: le style. Parce que tous les infimes détails des descriptions ont leur importance et que l'ironie employée ne se voit pas à l'image. Je vous recommande donc chaudement la lecture de ce bijou littéraire.

Et vous, qu'avez-vous lu cet été ?

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Promenade tourangelle

13 Septembre 2019, 08:56am

Publié par Erin

Promenade tourangelle

Pour débuter cette rentrée en douceur, je vous parlerai de mes vacances d'été. Dans le cadre de la découverte de mon propre pays je voulais aller là où je n'avais jamais mis les pieds, et mon choix s'était porté sur la Bourgogne. Malheureusement, pour des raisons logistiques, le plan est tombé à l'eau. Du coup, mon compagnon de voyage et moi nous sommes rabattus sur une destination déjà visité maintes fois, mais particulièrement appréciée, j'ai nommé: la Touraine.

Région des plus paisibles, traversée par la Loire et bordée de célèbres châteaux, également reconnue pour ses vins, la Touraine est une destination particulièrement touristique. L'ayant déjà visité deux fois, je souhaitais revoir certaines choses, mais aussi bien entendu en découvrir de nouvelles. Notre séjour a débuté par:

La cité médiévale de Loches

Cette cité est composée entre autres d'un château avec un donjon et un logis royal dont la construction s'échelonne entre le XIIe et le XVIe siècle. Si la visite du château est payante, les touristes ont gratuitement accès à la jolie collégiale Sainte-Ours, construite en 965. La cité de Loches vaut aussi le coup que l'on s'y attarde pour sa douceur de vivre, ses jolies boutiques, et ses très bons restaurants.

La collégiale Saint-Ours

 

Loches (tout à droite: le château)

En centre ville se trouve Le P'tit Restau, qui propose une carte restreinte, afin d'offrir des produits régionaux frais à sa clientèle. Pas très loin, et à des prix un peu plus abordables, le café Le Cosy vous propose des salades et des tartes salées. (Promis, la carte est plus attractive que le site internet). En périphérie de la cité médiévale et pour vous faire plaisir, le restaurant Les Terrasses offre une cuisine traditionnelle améliorée et un service de qualité qui vaut le détour. Bref, vous l'aurez compris, à Loches on mange bien et on voit des jolies choses... Et pour ceux qui aime marcher, la forêt domaniale est un endroit tranquille et apaisant pour se promener, puis étendre une couverture et pique-niquer.

En forêt domaniale de Loches

 

Ceci étant dit, comme toute cité médiévale qui se respecte, elle ne serait rien sans ses sols pavés, ses côtes et ses descentes parfois abruptes. Amis à mobilité réduite, faîtes attention où vous mettez les pieds et si vous avez un fauteuil, prenez votre mal en patience, en dehors de la cité royale et du centre ville les trottoirs sont plus lisses...

Parce qu'il y a pléthore de châteaux dans la région et qu'il faut bien commencer quelque part, nous avons vu:

Le château d'Amboise

Avec Chambord et Azay-le-Rideau entre autres, Amboise fait partie des châteaux les plus connus du coin. Résidence principale des rois de la Renaissance tels que Charles VIII et François 1er, il est également le lieu de sépulture de Léonard de Vinci et fait partie intégrante du centre ville. Les visites de l'intérieur peuvent être guidées ou individuelles, avec une tablette, qui permet entre autres de découvrir les pièces du château entièrement reconstituées comme à leur époque.

Le Château d'Amboise

 

Le logis royal

Tout près se situe le Clos-Lucé, dernière demeure de De Vinci, aujourd'hui transformé en un musée très intéressant, qui lui est entièrement consacré. Ces deux lieux sont accessibles aux personnes à mobilité réduite, le château royal mettant même des fauteuils roulants à la disposition de ceux qui en ont besoin. Patience sur les pavés.

Dans la ville

La troisième étape est un pèlerinage:

La maison de George Sand à Nohant

Voilà un lieu qui m'est cher et que je retourne visiter dès que possible. Il faut quitter la Touraine et se rendre en Berry pour la voir. C'est une très belle bâtisse du XVIIIe dont l'écrivain à hérité de sa grand-mère et dans laquelle elle a passé toute son enfance. Elle y a aussi écrit une bonne partie de ses livres une fois adulte. L'excellente visite guidée nous renvoie tout droit au XIXeme siècle, que George Sand a marqué de ses nombreux écrits originaux et féministes. Au rez-de-chaussée, sont accessibles une cuisine magnifique et un salon. A l'étage, où l'on accède par un grand escalier, se trouvent les chambres et un bureau/bibliothèque.

La maison de George Sand

 

Au premier étage: une grande chambre transformée en bureau bibliothèque

Le grenier de la maison est aujourd'hui un musée de la marionnette. Le fils de George Sand, Maurice, les fabriquait toutes, (sa mère cousait les costumes) et s'en servait pour des spectacles organisés à la maison, dans le petit théâtre prévu à cet effet aménagé au rez-de-chaussée. Nohant est à trente kilomètres de Châteauroux, soit trois jours de voyage en calèche au XIXeme siècle, ce qui ne rendait pas évident l'accès à la culture et à la distraction... Quoi de mieux pour meubler les longues soirée d'hiver, que son propre théâtre à domicile ?

Le théâtre personnel de George Sand où l'écrivain faisait répéter ses pièces

 

Les marionnettes de Maurice Sand

Si vous êtes à mobilité réduite en fauteuil roulant, le grenier et le 1er étage ne seront pas accessibles pour vous. Vous pouvez en revanche accéder au rez-de-chaussée (qui comprend également une très belle librairie) ainsi qu'aux splendides et très grands jardins. Vous aurez également accès aux hippomobiles (calèches) de George Sand, et vous pourrez vous promener dans le cimetière familial où l'écrivain est enterrée.

Dans les jardins

 

 

 

Nous avons terminé notre séjour par:

Le donjon de Montrichard et le château de Montrésor

Pour avoir l'idée de visiter Montrichard, il faut aimer les petites villes, les ruines et les vieux trucs en général. Personnellement c'est mon truc. Le donjon du XIIeme siècle surplombe la ville. Certaine parties sont encore visitables, notamment le musée, très complet et très intéressant sur trois niveaux: le rez-de-chaussée sur l'histoire locale de Montrichard, le second le musée archéologique, qui comprend une impressionnante collection de fossiles, et enfin le sous-sol, consacré aux moulins. (C'est pas une blague, les moulins du coin semblent faire de nombreux objets d'études...) Quoi qu'il en soit, ce petit mais costaud musée vaut le détour, tant pour sa richesse (dont la visite complète vous coûtera cinq euro) que pour son cadre. De la tour du donjon, il y a un super point de vue sur toute la ville...

Montrichard

 

Dans les rues de Montrichard

 

Dans le donjon

 

 

Puisque les années précédentes avaient été consacrées à des visites de châteaux relativement connus, mon compagnon de voyage et moi avons décidé de nous rendre dans un endroit qui à priori ne payait pas de mine, mais qui peut être, recelait de jolies choses. Nous sommes donc partis pour le château de Montrésor (à quinze kilomètres de Loches) qui avec un nom pareil promettait de nous en faire voir.

Le château de Montrésor

 

Construit au Moyen-Âge, le château comporte lui aussi un logis royal datant de la Renaissance. Il fût racheté en 1849 par le comte Branicki, émigré polonais. Ses descendants seront ses derniers propriétaires. Une partie du château est encore habitée, le reste est visitable par les touristes. L'intérieur est principalement habillé de bois, ce qui rend l'atmosphère de l'endroit assez chaleureuse. En revanche, si les Branicki semblent être de fiers chasseurs heureux de le montrer, je n'étais personnellement pas très fan des nombreux trophées et fusils de chasse exposés en décoration. L'édifice est impressionnant de l'extérieur, une petite promenade dans les jardins fait toujours du bien, et en prenant de la hauteur, il y a de belles vues panoramiques.

Une vue des hauteurs du château

Et le dernier jour est arrivé, avec la pluie qui nous a empêché de visiter le château de Loches comme initialement prévu. Nous avons roulé jusqu'au sentier du Pas aux Ânes pour faire une dernière promenade en forêt et les deux kilomètres de marche autour de l'étang. Le lendemain annonçait déjà le retour et avec lui mon dernier voyage en terre tourangelle... Jusqu'au prochain !

Promenade tourangelle

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Le blog fait sa rentrée !

6 Septembre 2019, 08:08am

Publié par Erin

Et oui ! toutes les bonnes choses ont une fin ! Tant mieux car pour avoir le plaisir de reprendre des vacances, il faut bien retravailler un jour... Cela dit, histoire d' y aller en douceur, je vous proposerai tout au long de ce mois de septembre de vous parler de mon été. J'espère chers lecteurs, que le vôtre fût bon, que vous en avez bien profité pour vous reposer et faire le plein de belles expériences avant de reprendre vos occupations.

De mon côté, c'est reparti pour un tour, je me réjouis de vous retrouver pour cette nouvelle saison et j'espère que le contenu que je vous prépare vous plaira autant qu'à moi. Qui dit rentrée dit changement de décor. Comme nous glissons tranquillement mais sûrement vers la belle automne, j'ai trouvé sympa de changer la photo du bandeau de couverture du site, afin de me sentir en adéquation avec les saisons qui arrivent. Cette forêt est encore un peu trop verte pour qu'on s' y croit réellement, mais enfin ça fera l'affaire...

Que votre rentrée soit douce et à la semaine prochaine pour le premier article de la saison 2019-2020 !laugh

Erin

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