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Les Promenades d'Erin

Un petit tour à Dunkerque

28 Avril 2019, 10:26am

Publié par Erin

Un petit tour à Dunkerque

Et oui ! C'était les vacances de Pâques, et j'ai sauté sur l'occasion pour partir m'aérer... dans le ch'nord de la France. De prime abord, Dunkerque n'est à priori pas une destination idéale pour les vacances dans l'imaginaire collectif. Alors pourquoi ? Un, parce que la personne qui est venue avec moi avait très envie d'y aller depuis plusieurs années, et deux parce que... pourquoi pas ! J'ai bien fait d'y aller dans cet état d'esprit car j'ai été très agréablement surprise. Il fait bon vivre à Dunkerque, d'autant plus quand la météo se montre très clémente, comme se fût le cas lors de notre séjour.

Celui-ci à principalement été constitué de promenades sur les plages de Malo-les-bains, (notamment connue pour avoir été le lieu de la bataille de Dunkerque, suite à l'opération dynamo en 1940) et de Leffrinckoucke (plus sauvage et très jolie, même lorsque c'est marée basse).

La plage de Malo-les-bains

 

La plage sauvage de Leffrinckoucke

Dunkerque ayant souffert pendant la seconde guerre mondiale, elle a été énormément reconstruite. L'architecture de cette ville semble donc un peu dépareillée, alternant entre des immeubles en brique très géométriques des années 1950 et des très jolies maisons plus anciennes, de style art-déco. Les villas qui bordent la digue de mer de Malo-les-bains, ou qui se situent dans le quartier de la place de Turenne, en sont d'ailleurs le parfait exemple. Elles donnent aux rues un charme suranné qui évoque un décor de cinéma, dans lequel il est très agréable de se balader et sont comme des écrins hauts en couleurs au milieu de l'obscure modernité.

Sur la digue de mer de Malo

 

 

Dans les rues de Dunkerque

 

 

Le kiosque de la place de Turenne

Dunkerque comporte plusieurs musées. Le FRAC (Fond Régional d'Art Contemporain), le LAAC (Lieu d'Art et d'Action Contemporaine) et le musée Dunkerque 1940, consacré à la fameuse bataille. Malheureusement, nos étoiles ne devaient pas être bien alignées car ils étaient soit fermés, soit en démontage/remontage d'expositions. L'espace de visite était donc très restreint.

Promenade sur le port

Alors pour les aventures culturelles on repassera, (cela nous donnera une occasion pour revenir). Nous avons donc décidé de simplement profiter de la douceur de vivre de ce chouette endroit. Pour ma part, j'ai déjà eu l'opportunité de visiter quelques villes du nord telles que Lille ou Roubaix, et je remarque que j'y apprécie systématiquement l'atmosphère. (Chaleureuse, nonobstant la température de l'air qui peut se faire glaciale en hiver). On y mange bien, et en particulier les spécialités du coin, comme la carbonnade flamande, le poulet à la bière ou le welsh (plat à base de pain de campagne, de bière, de jambon et de fromage. Amis du cholestérol, bonsoir). Spéciale dédicace à Reynald, patron de l'authentique Estaminet flamand, qui sert des plats généreux et de la bonne bière pour des prix abordables.

Le Beffroi de Dunkerque (datant de 1450, anciennement rattaché à la cathédrale)

 

La cathédrale Saint-Éloi

Ces petits jours sont passés trop vite... Ils font désormais parti de ces précieux moments de détente, loin de l'agitation du quotidien. Dunkerque ne vaut peut-être pas le coup que l'on s'y attarde plus d'une semaine, mais c'est une ville suffisamment agréable et intéressante pour qu'on y accepte de ralentir et de profiter. Et ça, ça n'a pas de prix.

A la revoyure !

 

Détail ayant son importance: il est très facile de se déplacer en ville. Depuis septembre 2018, tous les bus sont gratuits en permanence. Ils sont également accessibles aux personnes à mobilité réduite.

Jean Bart, corsaire natif de la ville de Dunkerque s'étant rendu célèbre en combatant dans la marine Française durant les guerres menées par Louis XIV

Jean Bart, corsaire natif de la ville de Dunkerque s'étant rendu célèbre en combatant dans la marine Française durant les guerres menées par Louis XIV

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XD ou Les films de Xavier Dolan

13 Avril 2019, 11:53am

Publié par Erin

XD ou Les films de Xavier Dolan

Si vous lisez régulièrement mes articles, vous avez sans doute remarqué que je suis particulièrement attachée au Québec et à sa culture, notamment à son cinéma. Je ferai donc aujourd'hui un tour d'horizon d'une œuvre cinématographique que je suis assidûment, celle du réalisateur et comédien Xavier Dolan.

Né le 20 mars 1989 à Montréal, Xavier Dolan-Tadros commence dès l'enfance à tourner dans des publicités et à faire du doublage. Il financera en partie son premier film (J'ai tué ma mère en 2009) grâce aux cachets versés à l'issue de ces premières expériences.

Ce premier film a d'ailleurs fait sensation lors de sa sortie notamment  à cause de la maturité de son propos et de sa mise en œuvre, en contraste avec le jeune âge du réalisateur. Autobiographique, il met en scène les relations très complexes entre une mère célibataire et son jeune fils. Dolan ayant en effet été élevé seul par sa mère, ces relations l'ont visiblement marqué et se retrouveront très souvent au cœur de ses films.

Xavier Dolan et Anne Dorval dans "J'ai tué ma mère"
Avec Suzanne Clément

Au-delà de ces considérations, le plus important pour Xavier Dolan semble de faire vivre des personnages féminins forts. Qu'ils soient principaux (Diane dans Mommy, Marie dans Les amours imaginaires) ou secondaires (Fred dans Laurence Anyways ou Sam dans Ma vie avec John F. Donovan). Il s'agit souvent de femmes ayant fait (ou étant prêtes à faire) des sacrifices importants pour celles et ceux qu'elles aiment.

Avec Antoine-Olivier Pilon sur le tournage de "Mommy"

Ouvertement homosexuel il ne revendique pas de faire partie d'une mouvance "gay" du cinéma ou de faire des films aux problématiques exclusivement LGBT. Cela dit on trouve dans nombre de ses films des personnages gays, (Ma vie avec John F. Donovan en 2019,) bisexuels, (Les amours imaginaires en 2010) ou transgenres (Laurence Anyways en 2012).

Kit Harrington, dans "Ma vie avec John F. Donovan"
Monia Chokri, Niels Schneider et Xavier Dolan dans "Les amours imaginaires"

 

Melvil Poupaud, pour "Laurence Anyways"

Perfectionniste, Xavier Dolan suit la production de chacun de ses films du début à la fin, s'impliquant non seulement dans le scénario et la direction, mais aussi dans les costumes ou le montage. Ses choix esthétiques (de la musique notamment) font des films qui, s'ils se déroulent dans un futur proche ou lors de la décennie passée, sont profondément ancrés dans notre époque. Le style Dolan est aujourd'hui reconnaissable si l'on y fait attention, à ses ralentis réguliers, ses couleurs et ses motifs chatoyants (voire kitsch) ou encore ses dialogues soignés, comme pouvaient en écrire de bons dialoguistes en leur temps.

Non content d'écrire de la fiction, il s'est également lancé dans l'adaptation de pièces de théâtre comme Tom à la ferme (originellement écrite par Michel-Marc Bouchard) ou Juste la fin du monde, (dont le casting est entièrement Français,) écrite par le dramaturge Jean-Luc Lagarce.

"Tom à la ferme"
"Juste la fin du monde"

 

Les années passent et les films évoluent. Les budgets sont plus importants, les castings aussi (le dernier est composé de têtes d'affiche Américaines telles que Nathalie Portman, Kit Harrington ou encore Katy Bates.) Mais quelque soit la forme du film, le plus important selon moi, réside dans l'écriture et la construction du scénario, que Xavier Dolan réussi systématiquement. J'ignore d'ailleurs comment il se débrouille pour trouver l'histoire qui me touche toujours. J'apprécie bien entendu certains films plus que d'autres. (Mon préféré restant son premier, certes petit par rapport au reste de sa production, mais  plus touchant.) Mais je ne peux pas dire que ceux qui me plaisent le moins m'aient foncièrement déplus.

Certains détestent tandis que d'autres adulent. De mon côté j'adhère simplement à sa démarche, ambitieuse parfois, mais dans laquelle je finis toujours par trouver quelque chose d'intéressant. Je vous souhaite de (re)découvrir son travail, en souhaitant qu'il vous plaise autant qu'à moi.

A vos écrans !

Juste pour l'anecdote: Xavier Dolan a réalisé deux clips musicaux: College Boy d'Indochine et Hello, de Adèle.

La filmographie complète:

2009: J'ai tué ma mère

2010: Les amours imaginaires

2012: Laurence Anyways

2013: Tom à la ferme

2014: Mommy

2016: Juste la fin du monde

2019: Ma vie avec John F. Donovan

Il semblerait que le prochain sorte fin 2019 ! A suivre...

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Les films de mars

7 Avril 2019, 09:00am

Publié par Erin

Le mois passé s'étant révélé riche en séances cinématographiques, je me suis dit que cela méritait un petit bilan. Voici donc tous les films que j'ai vu pendant ce mois de mars.

La Favorite, du réalisateur et dramaturge Grec Yorgos Lanthimos

L'action se déroule au Royaume-Uni au XVIIIème siècle, alors que l'Angleterre et la France sont en guerre. A la cour, l'humeur est cependant légère. La Reine Anne (Olivia Coleman), au caractère franchement instable et de santé fragile, délègue le pouvoir à son amie Sara, (Rachel Weisz) qui dirige le Royaume à sa place. A l'arrivée d'Abigail (Emma Stone), Sara la prend sous son aile. Elles sont cousines, et si Abigail occupe alors un rang de servante, elle voit en Sara un moyen de renouer avec ses origines aristocratiques. Elle se rapproche peu à peu de la Reine, au point de devenir sa nouvelle favorite, ce qui ne va pas manquer de perturber Sara...

Les trois actrices sont très justes chacune dans leurs partitions et leurs registres. Mention spéciale à Olivia Coleman (aperçue dans la chouette série Broadchurch, pour ceux qui connaissent), parfaite en Reine désintéressée par son rôle de monarque, enfant capricieuse et gâtée.  Les personnages sont bien définis et très bien décrits, dans toute leur complexité. Beau parti pris esthétique également, lorsqu'on à l'impression de vivre à la cour comme dans un aquarium (quelques plans filmés en fisheye, bien placés) où l'on distingue bien les petits des gros poissons...

Rachel Weisz

 

Olivia Coleman
Emma Stone

 

 

 

 

 

 

 

Tout ce qu'il me reste de la révolution, de Judith Davis

Jeune urbaniste venant de se faire virer par des patrons de gauche, Angèle cherche avec des amis (de groupes de parole en happening devant Pôle Emploi) à changer le monde. Partagée entre son père qui ne vit que dans le souvenir de sa jeunesse soixante-huitarde et sa mère qui a abandonné tout combat politique pour vivre isolée en Ardèche, Angèle tente de continuer à maintenir vivante la flamme de son héritage politique. Et c'est pas facile...

Cette comédie légère pose de justes questions sur l'engagement politique. Jusqu'à quel point ? A quel prix ? Pour quelles causes ? Et doit-on à tout prix maintenir une flamme quand on sait qu'il lui sera difficile de s'épanouir ? Judith Davis (réalisatrice et interprète du rôle d'Angèle) filme avec énergie les gens qui l'entourent, la société et la réflexion sans cesse en mouvement générée par les personnages. Si le ton est entier et radical, l'humour toujours présent permet une grande distance face à la colère, sans jamais faire perdre la justesse du propos. La palme revient cependant au malaise qui survient lors du dîner familial, où les idées libérales s'expriment sans complexes, transformant cette rencontre en pétage de plombs. Ce film prouve cependant qu'il ne faut jamais cesser de s'agiter, de réfléchir pour faire valoir les idées auxquelles on croit et qu'il est nécessaire d'avoir des utopies (qui peut-être un jour n'en seront plus,) pour avancer.  Je recommande également Un grand soir, court-métrage aussi réalisé par Judith Davis en 2016. Petit, mais efficace.

De gauche à droite: Claire Dumas, Patrick Belland et Judith Davis

 

Grâce à Dieu, de François Ozon

Alexandre, François et Emmanuel sont tous les trois des victimes du Père Bernard Preynat, homme d’église et pédophile notoire, qui a abusé d'eux à plusieurs reprise alors qu'ils étaient enfants en camps scouts dépendants du diocèse de Lyon. Devenu adultes, chacun sans se connaître, a plus ou moins construit et géré sa vie malgré ce traumatisme. Ils vont se rencontrer et créer ensemble l'association La parole libérée, (lien du site ici) qui vient en aide aux victimes du père Preynat.

Ce qui frappe dans ce film, c'est la délicatesse avec laquelle le sujet lourd et grave est traité. On échappe au pathos, parce que ce qui prime sur le scandale c'est l'énergie vitale et la résilience dont font preuve les victimes. Ces personnages sont traités avec beaucoup de compassion, mais sans condescendance, ni pitié. Et les éléments traumatisants sont présents mais suggérés: vous me direz sans doute (et avec raison) que c'est pire que lorsque l'horreur est montrée dans ses détails les plus crus. Ici, la suggestion ne nous épargne pas, mais nous ne sommes pas contraints aux détails de la violence que nous pouvons amplement imaginer. Par ailleurs, le casting est très beau et en parfaite osmose avec les personnages interprétés.

Et puis les faits sont là, les noms des protagonistes du diocèse de Lyon (Preynat, Barbarin,) n'ont pas été changés. De fait la distance permise par la suggestion n'existe plus quand les noms sont réels et que l'actualité nous rattrape. Le Cardinal Barbarin venant d'être condamné à six mois de prison avec sursis, il est bon de voir ce film à la lumière de ce verdict. Car même si elle est petite, c'est une victoire quand-même, face à l'opacité et au silence de l'institution catholique. Parce qu'il est important de se rappeler que cela existe aussi, qu'il ne faut pas hésiter à parler et à dénoncer les déviances dont nous serions témoins.

Melvil Poupaud, dans le rôle d'Alexandre
Denis Ménochet, dans le rôle de François

 

 

 

 

 

 

 

Emmanuel et sa mère, interprétés par Swann Arlaud et Josiane Balasko

 

 

La chute de l'empire Américain, de Denys Arcand (2018)

 

Après Le déclin de l'empire Américain et Les invasions barbares, le réalisateur s'attaque à la vie quotidienne d'un Québécois, bouleversée par un braquage. Pierre-Paul assiste en effet au hold-up d'une blanchisserie servant de couverture au crime organisé. Lorsque deux voleurs meurent et que le troisième s'enfuit, Pierre-Paul prend le butin resté sur place, sans réfléchir. Ne sachant pas comment gérer cette astronomique somme d'argent volé, il fait appel au spécialiste du blanchiment d'argent Sylvain Bigras...

Chouette comédie bien rythmée aux personnages complexes, qui décrit bien le basculement s'opérant lorsque la classe moyenne se retrouve confrontée à la tentation de l'argent. Mais ce film n'est pas qu'une histoire de tentation. Une fois celle-ci passée, le film est plutôt une description réaliste de la société Québécoise à l'heure de Trump, où comme partout, les riches cherchent à devenir encore plus riches et les pauvres le sont de plus en plus. Pierre-Paul est un bon citoyen et se servira de cette image pour utiliser son pactole comme il l'entend. Pour lui c'est certain, mais pour les autres aussi, parce qu'il n'y a pas de raison que ceux qui en profitent soient toujours les-mêmes !

Sylvain Bigras (Rémi Girard)

 

Pierre-Paul (Alexandre Landry)

 

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Hommage à Tomi Ungerer

1 Avril 2019, 09:37am

Publié par Erin

Tomi Ungerer, écrivain et illustrateur (1931-2019)

Tomi Ungerer, écrivain et illustrateur (1931-2019)

Si je suis corrosif, c'est pour ne pas rouiller.

Vracs (2000)

Cher Tomi,

Un récent voyage à Strasbourg durant le week-end de tes funérailles me conduit aujourd'hui à vouloir te rendre hommage proprement. Tes livres ont traversé les époques et bercé mon enfance, qui entre autres grâce à toi, s'est révélée bien agréable.

Je t'ai rencontré pour la première fois à l'école primaire, le jour où mon institutrice a lu Les trois brigands (un de tes nombreux succès) à toutes la classe. Pour être tout à fait honnête avec toi, je n'ai aucun souvenir de cette première histoire que je n'ai pas relu depuis longtemps. Ce qui est sûr, c'est qu'elle a dû me marquer quand-même parce que suite à ce premier contact, mon père a écumé la bibliothèque municipale à la recherche de tes histoires. On a même fini par m'en offrir plusieurs pour que je les garde et qu'elles m'accompagnent le plus longtemps possible.

Dans ton monde, les méchants revoyaient leur copie et trouvaient finalement plus simple de faire le bien (Le géant de Zéralda), et les ours en peluche étaient des amis fidèles (Otto). Les notes de musique se mangeaient (Trémolo) et les chiens sauvaient les chats de la noyade (Flix). Tu ne méprisais jamais ton jeune public en lui faisant croire à l'existence des bisounours. Tu lui décrivais la pauvreté, la guerre et tu lui apprenais a accepter la différence sans jamais te départir de ton humanité et de ton humour. Ton humour parfois caustique, que tu partageais aussi au travers de tes illustrations que je prenais plaisir à inspecter avec attention, à la recherche du petit détail comique qui échappait à la première lecture.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai pris un plaisir fou Tomi, à relire une bonne partie de tes œuvres pour la jeunesse lors de la visite de ton musée à Strasbourg. Parce que la simplicité et l'universalité de leurs thèmes font qu'elles ne vieillissent pas. Parce qu'à les relire, je découvrais encore des subtilités, je comprenais autre chose... Et je riais toujours des mêmes blagues.

Ce qui était chouette aussi dans ton musée Tomi, c'est que j'ai découvert plein d’œuvres ! Notamment tes dessins publicitaires, satyriques et ta collection de dessins érotiques. Je ne te cache pas d’ailleurs qu'il était étrange pour moi de reconnaître ton style si familier associé à mon enfance, dans des lignes parfois très osées... Mais c'est cela qui est bien avec toi aussi. Ton œuvre est diverse, évolue sans cesse, grandit avec toi, se cherche et trouve toujours son public sans se démoder. Ta production artistique te ressemble, Tomi. Elle prend de l'âge sans jamais vieillir...

Mais il a bien fallu que tu t'en ailles... Et heureusement que tu nous laisses toutes ces histoires et ces images, pour faire perdurer ta vision du monde et continuer de transmettre tes émotions. Je suis heureuse d'avoir pu profiter de tes livres et de t'avoir compté parmi mes écrivains jeunesse alors que tu étais encore vivant.

Merci.

 

Le sommeil est une tentative d'évasion, la mort une évasion réussie.

Vracs (2000)

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