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Les Promenades d'Erin

La musique traditionnelle Irlandaise

17 Mars 2019, 13:43pm

Publié par Erin

La musique traditionnelle Irlandaise

Aujourd'hui 17 mars, c'est la Saint-Patrick ! Bonne fête à vous tous et en particulier aux Patrick qui allez j'espère, célébrer ce beau jour dignement.

Cette fameuse fête en l'honneur du saint patron de l'Irlande, est l'occasion pour moi d'évoquer avec vous un élément très présent à cette date: la musique traditionnelle. Je vous propose donc un petit tour d'horizon général de ce genre musical.

La musique traditionnelle Irlandaise appartient à la famille de la musique celtique (venant donc des pays celtes, comme l’Écosse, le Pays de Galles, l'Ile de Malte, la région de la Bretagne ou de la Galice en Espagne). Bien que je m'attache aujourd'hui à vous parler de l'Irlande car c'est le pays que je connais le mieux, on trouve des similitudes entre les musiques traditionnelles de tous ces pays et régions. Elle se transmet traditionnellement de manière orale et beaucoup la pratiquent encore de cette manière. Cela dit, il existe bien entendu des partitions pour ceux qui préfèrent.

Les Instruments:

Les instruments que l'on retrouvent généralement dans un groupe de musique irlandaise sont les suivants: le bodhràn et la guitare pour la base rythmique, le fiddle (violon) et le tin whistle pour la mélodie. Ce dernier est une petite flûte en métal qui émet un son très aigu, proche de celui du sifflet (whistle, en anglais). Parmi les flûtes que l'on peut trouver dans un groupe traditionnel, il y a aussi les low whistles (au son plus grave que leurs petites sœurs) et les bien connues flûtes traversières. Du côté des cornemuses, on trouve la cornemuse à clés, Uilleann pipe. (Le terme "Uilleann" signifie "coude" en gaélique. En effet, il n'est pas nécessaire comme en en Écosse de souffler dans des tuyaux pour obtenir du son, mais d'activer un soufflet avec le coude.) En plus de la guitare on trouve aussi de la mandoline, du banjo et du bouzouki (genre de grande mandoline, d'origine grecque).

Le bodhràn

 

Le tin whistle

 

Uilleann pipe ou cornemuse irlandaise

 

le bouzouki

Les tunes (instrumentaux):

La musique traditionnelle irlandaise compte plusieurs types de morceaux de musique bien précis. Ils sont généralement associés à des danses spécifiques, joués dans les céili (bals) irlandais.

  • Les jigs sont jouées sur un rythme ternaire (pour les zicos, c'est du 6/8) et souvent à un tempo très rapide.
  • Les slipjigs sont des dérivés des jigs et se jouent en 9/8.
  • Les reels sont binaires en 4/4 et souvent jouées très rapidement aussi.
  • Les slides, très enlevées sont en 12/8
  • Les hornpipes peuvent être lentes ou rapides, il en existe deux types: une binaire (4/4) et l'autre ternaire (3/2).
  • Les polkas (4/4 au tempo très élevé) sont aussi très présentes.

Les danses (step dancing) se pratiquent en solo ou en groupes avec des claquettes. (soft shoes pour les femmes, hard shoes pour les hommes. La différence se situe au niveau du cuir utilisé pour fabriquer ces chaussures.)

En musique Irlandaise, les morceaux sont très souvent enchaînés les uns aux autres de manière fluide, tant et si bien qu'on a parfois du mal à saisir qu'il y a des différences entre les tunes. On nomme cela des set.

 

claquettes (soft shoes)
claquettes (hard shoes)

 

Les chansons:

Pour se reposer de la danse, on chante des chansons. Ces dernières abordent plusieurs thèmes récurrents: l'amour, la boisson et la lutte pour l'Irlande et sa souveraineté. On trouve des chants en anglais ou en gaélique (et parfois même dans les deux langues pour une seule chanson ! On appelle cela les macaronis songs). Même si la plupart des chansons sont des ballades et donc à tempo lent, quelques-unes sont calquées sur des danses et peuvent être très rapides. Si nous avons l'habitude que les chansons soient accompagnées d'arrangements musicaux, le chant en Irlande se pratique souvent a cappella, c'est à dire à voix nue. On appelle cela le Sean-os Singing, très courant dans les régions où le gaélique est encore entendu et parlé, les Gaeltachtaí.
 

Lors de la Saint-Patrick, la musique s'entend partout: dans les familles de musiciens, dans la rue, et dans les pubs ! Tout au long de l'année des sessions (l'équivalent de nos jams) sont organisées. N'importe quel musicien peut se joindre au groupe déjà formé et partager quelques morceaux qu'il connaît autour d'une bière.  Pour les amateurs de musique irlandaise (musiciens ou non), il est possible de trouver des sessions en France ! On trouvent de nombreux sites consacrés à la musique Irlandaise et aux sessions qui peuvent avoir lieu dans des grandes villes comme Brest, Lyon, Grenoble ou Paris.

Pour les musiciens qui veulent s'essayer mais qui sont encore débutants, il existe des slow sessions: les morceaux sont joués plus lentement que prévu, afin que chacun se sente à l'aise.

Parmi les groupes de musique irlandaise traditionnelle on trouve entre autres: (du plus ancien au plus moderne)

  • The Chieftains et The Dubliners, deux groupes formés en 1962 et considérés aujourd'hui comme des piliers du genre.
  • Planxty, formé en 1972 avec à sa tête le grand chanteur et joueur de bodhràn Christy Moore, dont la carrière se fait en solo aujourd'hui.
  • The Waterboys, formé en 1983
  • Lùnasa, formé en 1996, dont le nom vient de cette ancienne fête gaélique observée au mois d'août lors de la récolte du blé.
  • Flook, groupe irlando-britannique, formé en 1995 et jusqu'en 2008, puis reformé en 2013 et toujours actif, pour mon plus grand plaisir.
  • Beoga, formé en 2002, dont le nom signifie "vivant" en gaélique.
  • Lankum, formé en 2012 dont le répertoire est notamment constitué de traditionnels de culture gitane. Car il y a aussi des gitans en Irlande.

Du côté des artistes solo et notamment des chanteuses, on trouve Cara Dillon, Muireann Nic Amhlaoibh (ex membre du groupe Danù) ou encore Karan Casey (ex membre du groupe Solas). A écouter sans modération !!

A vos instruments ! Happy St Paddy's Day everyone !

A noter: Ayant eu l’opportunité de vivre en Irlande et de pratiquer cette musique, je vous apporte ici des éléments généraux. Il faudrait plus d'un article pour rentrer dans les détails, d'autant que je ne connais pas tout. Si vous  pensez que j'ai oublié quelque chose d'important, n'hésitez pas à commenter, je suis ouverte aux suggestions pertinentes d'amélioration.

Le groupe Irlandais Beoga, interpretant des polkas et des reels

Originaire du comté de Cork, Nell Ní Chróinín est spécialiste du Sean-os singing

Le groupe Flook, avec John Joe Kelly au bodhràn et Brian Finnegan au low whistle

Une chanson pour la Saint Patrick !

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Les invisibles

8 Mars 2019, 22:42pm

Publié par Erin

Les invisibles

Aujourd’hui, c’est la journée internationale des droits des femmes. J’ai donc pensé judicieux de vous parler d’un film que j’ai vu il y a  environ deux mois, qui évoque les histoires de femmes que l’on a tendance à oublier.

Les invisibles de Louis-Julien Petit (2018)

Adapté du livre de Claire Lajeunie intitulé Sur la route des invisibles, femmes dans la rue paru en 2015, ce film retrace le parcours de femmes SDF au sein d’un centre d’accueil, à Anzin, dans le nord de la France.
Parce que seulement 4% d’entre elles sont réinsérées, le centre n’est pas considéré comme « rentable » et doit fermer ses portes. L’équipe du centre décide alors de prendre la responsabilité d’installer toutes ces femmes dans un immeuble vide, en toute clandestinité, et de continuer leur travail de réinsertion sociale auprès de celles qui acceptent de suivre le mouvement.

Après le formidable Discount (2015) Louis-Julien Petit continue sur sa lancée et revient sur le terrain de la comédie sociale, je dois le dire, pour mon plus grand plaisir.
D’abord, le casting est génial. Mélangeant des comédiens professionnels (Audrey Lamy, Corinne Masiero, Noémie Lvovsky) et des amateurs (dont des femmes ayant réellement vécu dans la rue), on sent que tous les personnages sont traités à la même enseigne, dépeints avec la même attention et le même amour. (Mention spéciale à Audrey Lamy, que j’avais plutôt l’habitude de voir dans un registre proche de la farce. Ici le ton est différent et l’actrice est totalement à l’aise, parfaitement en équilibre entre le sérieux exigé par le sujet et la légèreté inhérente à la comédie. Corinne Masiero comme souvent crève l’écran même sans le vouloir, grâce à son ton réaliste mais décalé et ses improvisations du tonnerre ! )

C’est ce qui transpire de l’écriture de Louis-Julien Petit, beaucoup d’amour et un profond respect pour les personnages qu’il décrit. Si la misère est présente dans toute sa réalité, on ne tombe jamais dans le pathos.  Au contraire, au lieu de se complaire dans une forme de misérabilisme qui serait le traitement facile d’un sujet comme celui-ci,  les personnages, bien trempés, restent toujours dignes. Par le biais de la désobéissance civile, on reste éminemment positif  même dans les plus grosses galères de l’existence, et on agit ici et maintenant pour aider les gens, sans attendre que les institutions daignent se préoccuper du peuple qui aurait besoin d’elles. Et ça fait un bien fou.

Je trouve aussi que le film parle avec justesse du métier de travailleur social, et des difficultés associées à cette profession. Parce qu’on ne peut pas aider les gens malgré eux, parce que la société manque de volonté pour aider ceux qui en auraient besoin.  Parce que notre volonté et notre détermination à nous, aussi solides soient-elles ne suffisent pas toujours quand les moyens manquent. Parce que notre compassion sans bornes fait parfois que l’on s’oublie soi-même…
Mais le film  montre aussi toutes les petites victoires sur la misère.  Tous les moments collectifs et humains offrent légèreté, humour et impertinence jubilatoire.

Ce film est à voir pour nous rappeler l’existence de ces femmes dont chaque minute de vie est consacrée à la survie et/ou à la reconstruction. A voir pour apprendre, pour relativiser, pour soutenir, s’engager et/ou continuer le combat…

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Fred Vargas: Sous les vents de Neptune/Quand sort la Recluse

6 Mars 2019, 17:47pm

Publié par Erin


Pour ce premier article consacré à la littérature, je vous parlerai aujourd’hui de mes deux dernières lectures en date. Il s’agit de deux romans policiers de l’écrivaine française Fred Vargas.

Sous les vents de Neptune (Edition Vivianne Hamy, 2004)

 

 

Il  s’agit du 4e roman qui met en scène le commissaire Jean-Baptiste Adamsberg, policier lunaire, étrange mais très compétent.

Alors qu’il doit se rendre au Québec pour une formation avec toute son équipe, Jean-Baptiste Adamsberg se retrouve confronté à ses souvenirs de jeunesse, lorsqu’un meurtre est commis en France. Les traces laissées par l’arme du crime évoquent celles d’un trident… Adamsberg se lance dans l’enquête malgré son déplacement canadien et tente de retrouver celui qui trente ans auparavant lui avait échappé.

Ce livre est celui qui m’a conforté dans l’idée de partir à Strasbourg pour quelques jours ! (voir le compte-rendu du fameux week-end ici). Car avant de s’installer définitivement au Québec, l’enquête fait un détour par cette jolie ville, célèbre pour son imposante cathédrale.

Ce qu’on aime, c’est l’atmosphère générée par l’hiver Québécois, (le froid, la nature, l’obscurité de la nuit et les sons étouffés par la neige), la galerie de personnages aux caractères bien définis et la tension latente due au mélange entre le présent et les souvenirs d’adolescence du commissaire. Sans vous dévoiler quoi que ce soit afin de ménager le suspens, il se développe une très belle relation entre le commissaire et un autre personnage qui fait pour la première fois son apparition. (Je dis cela pour les lecteurs déjà convaincus, qui connaissent les romans de Fred Vargas antérieurs à celui-ci…) Et cette relation est un bonheur à lire et à imaginer.
Ce qui est bien entendu génial aussi, c’est de retrouver le personnage d’Adamsberg dans toute sa spécificité: ni beau, ni laid, ne répondant qu’à ses instincts et à sa propre logique, en capacité de se retrouver dans des situations intenables et avec ses failles et faiblesses, qui le rendent plus souvent humain que flic.

Le seul bémol réside selon moi dans l'utilisation de la langue Québécoise. Il est bien entendu évident que pour la crédibilité de son histoire Fred Vargas se devait d’écrire de temps à autres en Québécois, c’est-dire d’utiliser les tournures de phrase et les expressions typiques de cette province canadienne. Ceci étant dit, certains dialogues et passages sont une caricature. Trop d’expressions à la suite dans une même phrase renforcent le sentiment que Fred Vargas n’a jamais entendu des gens du Québec parler pour de vrai, et qu’elle est allée chercher tous ses mots dans des dictionnaires Franco/Québécois, que personne n’utilise. Ayant vécu au Québec quelques temps, j’ai pu écouter les gens parler à loisir et l’utilisation excessive de leur langue sans chercher à faire sens m’a un peu dérangé. C’est aussi pourquoi je trouve que l’on perd l’authenticité voulue au départ. L’intention est bonne, mais trop, c’est trop…

Ce bémol est bien entendu contrebalancé par l’enquête ultra bien ficelée, l’ambiance qui se dégage de l’histoire et bien entendu, les voyages qui m’ont donné envie de bouger. J’étais ravie de retrouver l’atmosphère familière du Québec…


Quand sort la recluse (Flammarion, 2017)

 

Il s’agit de la 9e et dernière affaire en date du commissaire Adamsberg.

Dans la région nîmoise, trois octogénaires meurent semble-t-il suite à une morsure d’araignée spécifique appelée « la Recluse ». Or, auprès d’un spécialiste, Adamsberg apprend que le venin d’une recluse n’est pas mortel et que pour tuer, il faudrait que des dizaines de bestioles attaquent en même temps. Mais comme son nom l’évoque, la Recluse est du genre solitaire préférant vivre seule et cachée dans des recoins obscurs…

Arachnophobes, s’abstenir ! Cette dernière enquête est je pense une des plus sombre que j’ai lu jusqu’à présent. Elle mélange les araignées, l’enfance, le Moyen-Âge, nous emmène à Paris, Nîmes et La Rochelle.
C’est avec joie que l’on retrouve Adamsberg encore perdu dans les brumes d’Islande (où l’avait mené son enquête précédente,) reprenant pied pour s’accrocher à cette complexe histoire d’araignée coupable de meurtre.
Encore une fois, il est très plaisant de retrouver le commissaire et sa brigade de personnages bien trempés. Mention spéciale au lieutenant Violette Retancourt, armoire à  glace au calme olympien, capable de s’adapter à toutes les situations sans le moindre effort apparent, et à Voisenet ce passionné, spécialiste des poissons…
J’aime également la manière dont l’enquête est construite, les indices nous menant toujours là où on ne s’attendait pas à aller. Les rebondissements sont multiples et embrouillent le lecteur qui essaie d’anticiper le scénario, sans jamais le lasser de l’intrigue pour autant. Jusqu’au bout, j’ai cru que je trouverai la solution avant la fin ! Je me suis trompée…

Vivement le prochain bouquin !!!

 

A noter: Si cela vous fait plaisir, vous pouvez bien entendu lire la série des Adamsberg dans l’ordre. Ainsi les références qui sont mentionnées dans certaines histoires ne vous seront pas étrangères. Cela dit, rien est obligatoire et ces allusions aux aventures précédentes n’empêchent absolument pas de comprendre le déroulement des enquêtes.
Par ailleurs, pour ceux qui sont intéressés, certaines enquêtes ont fait l’objet d’adaptations télévisuelles, notamment Sous les vents de Neptune, réalisé par Josée Dayan et avec Jean-Hugues Anglade dans le rôle titre.

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Un week-end à Strasbourg

5 Mars 2019, 17:47pm

Publié par Erin

Un week-end à Strasbourg

Le besoin impérieux de changer d'air s'est fait sentir...J'avais besoin d'aller là où je n'avais encore jamais mis les pieds. Je n'avais jamais visité l'Alsace, et Strasbourg, capitale Européenne, était réputée être une très jolie ville. Je venais aussi de lire Sous les vents de Neptune, de Fred Vargas, dont l'intrigue, avant de se dérouler principalement au Québec, passe un petit moment par la capitale Alsacienne.

Alors je suis partie par le train de 11h un vendredi de février, avec quelques idées de ce que je voulais voir, mais me laissant dans le même temps un peu de liberté pour improviser mon programme.

La cathédrale Notre-Dame

Le must-see de la ville de Strasbourg !
Edifiée au Moyen-Âge, elle est aujourd'hui célèbre pour avoir été pendant un temps le plus haut bâtiment du monde, grâce à sa flèche unique de 142 mètres. Si la hauteur impressionne, c'est surtout la délicatesse des détails de la façade qui m'a fasciné. Les murs sont en grès des Vosges, (rose ou brun), ce qui sous le soleil d'hiver renvoie une très belle lumière qui permet d'observer à loisir cette dentelle de pierre. L’intérieur de la cathédrale est superbe également, on peut y observer une très belle horloge astronomique datant de la Renaissance. Je n'ai pu l'apercevoir qu'en partie à cause de travaux prévus. Certains petits espaces n'étaient pas accessibles au public pour rénovation. Mais c'est sûr que ça vaut le détour ! On peut accéder à la cathédrale en fauteuil roulant, une rampe étant déployée à l'entrée.

 

 

 

Promenade sur l'Ill en bateau

Le lendemain de mon arrivée, j'ai débuté ma journée par une visite guidée de la ville par bateau sur la rivière l'Ill qui traverse Strasbourg. La ballade dure 1h10, commentée dans des audio guides. On peut donc y observer les différents styles architecturaux des bâtiments de la ville. Idéale par beau temps ! J'ai donc traversé le centre ville, la nouvelle ville, la petite France et le quartier européen.
Pour ceux qui sont intéressés : pour les personnes à mobilité réduite mais néanmoins valides sur de petites distances, cette visite est tout à fait appropriée car elle permet de faire le tour de la ville tout en restant assis. Il y a deux marches à l'entrée du bateau.
La compagnie qui gère ces visites se situe près de l'office de tourisme, place de la cathédrale et se nomme Batorama. Elle est ouverte toute l'année et les gens qui y travaillent sont accueillants et très serviables. Il est possible de réserver sa croisière sur le site internet.
J'ai déjeuné d'une choucroute aux 3 poissons, spécialité de La maison Kammerzell, très bon et très joli restaurant traditionnel dont la bâtisse date du XVIe siècle.
J'ai aussi croisé Daniel en sortant du restaurant, chanteur de rue et organiste de barbarie, Alsacien de cœur et de culture, avec qui j'ai passé au moins une demie heure à écouter et chanter des chansons françaises. Merci Daniel pour ce joli moment !

Le bateau traversant Strasbourg

La maison Kermmazell (au 1er plan à gauche)

La place Kleber (à l'occasion d'un vagabondage piéton)

Le musée Tomi Ungerer

Il faisait un temps magnifique et cela aurait été dommage de s'enfermer au musée trop longtemps. Mais il aurait été encore plus dommage de louper le musée Tomi Ungerer. J'ai été bercée par un certain nombre de ses livres pour enfants et c'est avec une certaine tristesse que j'avais appris son décès quelques temps plus tôt et que j'ai manqué ses funérailles à quelques heures près... Passer une après-midi auprès de ses œuvres me semblait une belle manière personnelle de lui rendre hommage.

Inauguré en 2007, le musée Tomi Ungerer est aussi un centre national de l'illustration et comprend 11000 dessins de Tomi Ungerer. Construit sur trois niveaux, (accessibles par ascenseur) on peut voir les planches et les dessins originaux des livres comme Otto, Trémolo ou La petite fille aux allumettes. Certains exemplaires des livres sont disponibles en libre consultation, pour le plaisir de (re)découvrir ces belles histoires ! J'ai totalement replongé en enfance !
Tout aussi intéressant mais plutôt pour les adultes, on trouve toute une collection de dessins publicitaires, mais également satyriques (notamment critiques du gouvernement américain lors de la guerre au Vietnam) et érotiques. A découvrir !

A noter : En plus de l'ascenseur, il est possible de se faire prêter un fauteuil roulant ou un tabouret pliant pour les personnes à mobilité réduite qui seraient fatiguées de piétiner...

Le musée Tomi Ungerer

La Petite France

Ce joli quartier nous plonge instantanément dans un décor proche de celui du conte de fées. En effet il a conservé son atmosphère médiévale bordé de rues pavées (PMR en fauteuil ou mal-marchants, c'est pas évident pour vous, avancez doucement...) et de jolies maisons à colombages au charme suranné. J'ai eu une idée lumineuse en y allant tôt le dimanche matin avant que la foule ne soit trop importante. Les rues sont calmes voire silencieuses et le soleil m'a permis de faire de très jolies photos !
Après ma marche matinale, je me suis restauré Chez Tante Liesel, petite brasserie typiquement Alsacienne (Wienstub) située au 3, rue des dentelles. On y mange bien, pour un prix raisonnable (plats simples et généreux à 15 euro en moyenne) dans un cadre chaleureux et familial. A moins d'arriver tôt comme moi et de vous jeter sur les portes dès qu'elles ouvrent, il fortement conseillé de réserver votre table à l'avance car l'espace est petit et les places partent vite !

Avant de retourner à la gare, j'ai fait un petit détour par l'église Saint-Pierre-le-vieux, située près de cette fameuse gare, histoire de prolonger un peu les vacances et de ne pas repartir trop vite...

Strasbourg est effectivement une très jolie ville, à l'histoire intéressante aux ambiances diverses qu'il est agréable d'arpenter à pieds. La nourriture Alsacienne est extrêmement réconfortante et  les Alsaciens sont généreux et accueillants.
Côté pratico-pratique, la ville peut aussi se faire en tramway pour celles et ceux qui marchent peu. Il est possible par exemple de se procurer un ticket pour 24 heures qui donne accès à toutes les lignes.
Pour les personnes en fauteuil roulant, des progrès sont encore à faire, (comme dans beaucoup d'endroits d'ailleurs...) mais si on est accompagné, on peut s'en sortir. Par ailleurs, les principaux bâtiments touristiques ont été adaptés. Seul bémol, l'accès à l'office de tourisme se fait par 3 marches à l'intérieur (alors qu'on est déjà rentré) et la porte est LOURDE. Mais comme les agents sont globalement serviables et attentifs, si besoin n'hésitez pas à demander un coup de main...

A la prochaine escapade !

 

 

 

 

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