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Les Promenades d'Erin

Un soir à Paris: GUAPPECARTO au Café de la danse

6 Décembre 2019, 08:43am

Publié par Erin

Un soir à Paris: GUAPPECARTO au Café de la danse

C'était le 26 novembre 2019. Pour faire court, on m'avait chaudement recommandé ce groupe, dont le dernier album intitulé Sambol: Amore migrante venait de sortir, le 15 novembre dernier. J'ai pris mon sac, mon anorak et j'ai filé à Paris.

Devant le Café de la danse, il y avait de la lumière et du monde. Je suis entrée. C'est une belle salle, avec des gradins, une scène spacieuse, pas trop haute et un mur du fond en pierre, qui rend l'endroit très chaleureux. Un peu comme ce quintet Italien que je m'apprête à voir en concert alors que je ne les connais absolument pas. (Amis à mobilité réduite, si un jour vous voulez vous y rendre, l'allée qui mène à la salle est pavée sans bonnes intentions. Il y a une belle marche à l'entrée mais l'intérieur de la salle est accessible.)

Ils sont très élégants: chemise blanche, gilets et chapeaux (melon, haut-de-forme, gavroche). Ils jouent de la contrebasse, des guitares, de l'accordéon, des percussions et du violon. Avec ça, ils nous renvoient au temps des bals populaires (feux d'artifices et flonflons) en balançant un mélange de musique aux sonorités manouches, klezmer, slaves... Ils ont l'air de doux dingues sortis tout droit d'une époque révolue, de caïds de cinéma, assumant entièrement leur singularité et leur style. Ce qui les rend finalement très actuels.

Les ambiances diffèrent, tantôt très mélancoliques ou très festives. (comme dans la plupart des musiques traditionnelles européennes, la joie est aussi intense que les pleurs que l'on verse au morceau suivant. Sinon, la musique n'a pas d'intérêt.) Leurs arrangements très originaux tranchent avec l'esthétique traditionnelle, pour donner à l'ensemble une grande modernité. On y entend du rock, un peu d'électro ou du jazz. Décapé, qu'il est, le baloche. Pour ce dernier album, il se sont inspiré de l'histoire et du travail de Vladimir Sambol, compositeur inconnu d'origine croate ayant fuit son pays pendant la seconde guerre mondiale, avec ses instruments pour seuls bagages. Les GUAPPECARTO ont eu la fortune de rencontrer sa fille Mirjam, et ont suite à cette rencontre, réarrangé et réinterprété des partitions mises à leur disposition.

Au contraire de ce que suggère leur nom de groupe, GUAPPECARTO est plus qu'un bel emballage et les musiciens sont loin d'être en carton. Ils vous collent une banane d'enfer qui dure tout le long du concert, ils ont une énergie qui, une fois présente, ne les quitte plus et s'avère extrêmement communicative. Ils se sont rencontrés à Pérouse, en Italie il y a douze ans, où ils ont d'abord été musiciens de rue. Quatre albums plus tard, ils enflamment le Café de la danse à Paris. A la fin tout le monde est debout pour danser. J'en connais une qui ne regrette pas son expédition parisienne. Très belle découverte.

Ici le site internet officiel du groupe pour toutes les infos sur les albums, les concerts... Ci-dessous comme d'habitude, quelques vidéos. (D'avance pardon, mais ne vous attendez pas à voir des vidéos du concert en question. J'étais trop occupée à vivre pour prendre des images. :-) )

"Vlado" extrait du dernier album

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